La République Démocratique du Congo a validé ce mardi son deuxième rapport étatique sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo. L’atelier, ouvert par la Ministre du Genre, Famille et Enfant, marque une étape clé dans le suivi des engagements du pays en matière de droits des femmes et des filles.

Le rapport a été élaboré sous la coordination du Secrétariat Général et conduit par la Cellule d’Études et de Planification pour la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant (CEPFE). Il met en évidence les avancées réalisées depuis le premier rapport soumis en 2015 et reconnu par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Le document souligne des progrès dans plusieurs domaines :
– santé sexuelle et reproductive,
– lutte contre les violences basées sur le genre,
– égalité d’accès à la gouvernance,
– promotion de la masculinité positive.
Il met également en lumière des défis persistants, notamment la participation politique des femmes, leur autonomisation économique et la protection juridique.

La RDC, qui a adhéré au Protocole de Maputo en 2008 et l’a publié au Journal Officiel en 2018, réaffirme sa volonté de mettre en œuvre ses dispositions « dans leur intégralité, avec constance et intégrité ».
À l’issue de l’atelier, une partie complémentaire relative aux droits humains sera intégrée, conformément aux exigences de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. La Ministre s’est engagée à défendre personnellement ce rapport devant la Commission.
En ouvrant les travaux, la Ministre du Genre a appelé à renforcer la dynamique multisectorielle pour accélérer la pleine réalisation des droits des femmes, condition d’un Congo équitable, fort et solidaire.
Bénédicte NZAZI

