Lors de la 56ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue à la Cité de l’Union le vendredi dernier sous la présidence du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présenté une note d’information saluée pour sa portée stratégique. Deux axes majeurs ont été validés : l’organisation du 8ᵉ Forum national du genre et le soutien officiel à la campagne mondiale “He for She”.

Un forum axé sur la paix et le relèvement post-conflit
Prévu du 10 au 13 septembre 2025 à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, le Forum national du genre réunira les ministres provinciaux et chefs de division en charge du genre autour du thème : “Femme, paix, sécurité et relèvement post-conflit”. Cette édition ambitionne de repositionner les femmes comme actrices incontournables de la paix et de la reconstruction communautaire dans les zones affectées par les conflits.Des activités de sensibilisation seront déployées dans les églises, écoles, universités et hôpitaux, avec un accent particulier sur la mobilisation des jeunes filles et des femmes, renforçant ainsi le maillage territorial de l’action gouvernementale.

“He for She” : un appel à l’engagement masculin
Dans un second temps, la ministre Ombae a plaidé pour l’implication directe du Président Tshisekedi dans la campagne “He for She” portée par ONU Femmes. L’événement, prévu le 23 septembre 2025 de 19h à 21h, représente une opportunité diplomatique et symbolique pour la RDC de réaffirmer son leadership régional en matière d’égalité des genres.Ce plaidoyer vise à encourager les hommes, en particulier les décideurs, à devenir des alliés actifs dans la lutte contre les inégalités et à promouvoir une société plus équitable.

Une volonté politique affirmée
Le Conseil des ministres a pris acte de cette communication et a réitéré son engagement en faveur de l’égalité entre les sexes. Ce soutien institutionnel traduit une volonté politique claire : faire de l’inclusion des femmes un levier de développement durable et de paix sociale.
En validant ces deux initiatives, Kinshasa envoie un signal fort à la communauté nationale et internationale : l’égalité des genres n’est plus une option, mais une exigence républicaine.
Rédaction
