Kisangani, Micheline Ombae exprime la solidarité nationale envers les déplacés du conflit Mbole-Lengola

En marge de la Journée internationale de la femme rurale, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a marqué son passage à Kisangani par un geste fort de compassion envers les déplacés du conflit communautaire Mbole-Lengola. Mercredi, sur le site de la paroisse Saint Gabriel, elle a procédé à la remise d’un important lot de produits de première nécessité à ces populations vulnérables, majoritairement composées de femmes rurales.

« Ce que nous vous apportons aujourd’hui est un symbole de notre compassion. Nous sommes ici pour partager votre souffrance, pour vous montrer que vous n’êtes pas oubliés », a déclaré la ministre, visiblement émue, devant les bénéficiaires.

Au nom du Président de la République, Félix Tshisekedi, et de la Première ministre, Judith Suminwa, Micheline Ombae a transmis un message de solidarité et d’encouragement. Elle a exhorté les déplacés à garder espoir quant à un retour prochain à une vie paisible et à la reprise de leurs activités agricoles, tout en appelant à soutenir les efforts du Chef de l’État pour une paix durable sur l’ensemble du territoire.

S’adressant particulièrement aux mères, la ministre a insisté sur l’importance de la protection et de l’éducation des enfants : « J’appelle les mères à protéger leurs enfants et à ne pas les laisser errer dans les rues. »

Le don remis comprenait des matelas, pagnes, savons, seaux, bidons, vêtements, moustiquaires, ballons, ainsi que des denrées alimentaires telles que riz, haricots, sel, sucre, huile végétale et huile de palme. Des cartons de poulets ont également été distribués, traduisant une volonté d’apporter un soulagement immédiat mais aussi de préserver la dignité des bénéficiaires.

En marge de cette action humanitaire, Micheline Ombae s’est rendue auprès des femmes et filles incarcérées, leur remettant des médicaments et des pagnes. Elle leur a rappelé qu’elles demeurent des « filles et sœurs du Congo », les invitant à considérer leur détention comme un temps de rééducation et de réflexion. Elle a promis de transmettre leurs doléances au ministre de la Justice pour un suivi rigoureux de leurs dossiers.

Bénédicte Nzuzi

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