Rhema Cèdre en interview : la voix enracinée dans la révélation.

_Entre profondeur spirituelle et engagement social, Rhema la Cèdre incarne une musique qui guérit, qui parle, qui résiste. Artiste hybride et femme visionnaire, elle nous ouvre les portes de son univers — fait de racines congolaises, de vibrations afrofusion et de paroles révélées. Rencontre avec une voix qui ne chante pas seulement… elle élève._

Sujet 1. Identité artistique :

Q. Comment décririez-vous Rhema la Cèdre en trois mots et/ou qui est-elle au-delà de la scène ?

R/ Factuel, Visionnaire, engagée, authentique. Au-delà de la scène, je suis une femme entreprenante qui croit en l’art et sa puissance de transformer les vies et les mentalités.

Q. À quel moment avez-vous su que la musique serait votre voie ?

R/ Très tôt, en chorale. J’ai compris que ma voix n’était pas seulement un don, mais aussi une mission, une vocation.

Q. Pourquoi avoir choisi ce nom d’artiste, et que symbolise-t-il pour vous ?

R/ Rhema c’est mon prénom
Il signifie parole révélée(révélation) et Cèdre c’est un pseudo que j’ai eu lors d’une prédiction à l’église. Il symbolise la force. Chanter avec profondeur et rester solide dans mes racines, c’est mon identité.

Sujet 2. Style musical et influences :

Q. Comment définiriez-vous votre style musical ?

R/ C’est un style hybride. Il est une fusion de plusieurs styles de musiques

Q. Quelles sont vos principales influences, qu’elles soient congolaises, africaines ou internationales ?

R/ Les femmes congolaises nos maman et Papa Wemba pour la profondeur congolaise. Au niveau continental, je dirais Burna Boy pour l’afrofusion. Et il y a des voix comme celle de Lauryn Hill pour l’émotion, Alicia Keys, Mery blidge… 

Q. Y a-t-il un genre de musique que vous rêvez d’explorer un jour ?

R/ Oui. Il y a la musique classique, pour enrichir mes performances et créer des ponts avec ma musique.

Sujet 3. Création et message :

Q. Comment naît une chanson chez vous : d’un vécu, d’une émotion, d’un rythme ?

R/ Je suis le genre d’artiste qui s’inspire de tout. Et même du vide d’une émotion forte, ou  une injustice que j’observe.

Q. Vos textes semblent parfois introspectifs, parfois festifs. Que cherchez-vous à transmettre ?

R/ La liberté, la guérison et la conscience, l’émotion. Ma musique est une invitation à réfléchir et ressentir.

Q. Quelle chanson vous représente le mieux, et pourquoi ?

R/ La chanson qui me représente le mieux c’est « Elle Crie ».  Parce qu’elle porte la voix des femmes meurtries par la guerre et incarne mon engagement social.

Sujet 4. Public, scène et image :

Q. Quel type de relation entretenez-vous avec votre public ?

R/ J’ai une relation de proximité et de vérité avec mon public. Je chante avec et pour eux.

Q. Comment vivez-vous la scène : comme une exutoire, un rituel, un dialogue ?

R/ Comme un rituel et une libération. Chaque concert est un moment unique de partage d’âmes.

Q. Quelle place accordez-vous à l’image, au style dans votre carrière ?

R/ L’image est essentielle. Elle traduit mon identité.

Sujet 5. Féminité, société et engagement :

Q. Être une femme dans l’industrie musicale congolaise : quels défis, quelles forces ?

R/ Le défi, c’est d’être prise au sérieux. La force, c’est de transformer chaque obstacle en opportunité.

Q. Votre musique abordent-elle parfois des thèmes sociaux ou sujets sensibles ?

R/ Oui. Notamment les violences faites aux femmes en général (Elle Crie) et la mémoire collective (Saudad).

Q. Pensez-vous que l’artiste a-t-il un rôle dans la transformation des mentalités ?

R/ Absolument. L’art peut éveiller, dénoncer et ouvrir les consciences mieux que mille discours.

Sujet 6. Vision et avenir :

Q. Où vous voyez-vous dans cinq ans musicalement ?

R/ Sur les grandes scènes internationales avec une communauté engagée autour de ma musique et de mes projets sociaux.

Q. Avez-vous des projets en dehors de la musique : dans le cinéma, mode, entrepreneuriat ?

R/ Oui. Je me vois dans l’entrepreneuriat social, pour donner du travail et des opportunités aux jeunes Kinois singulièrement et aux jeunes congolais en général.

Q. Si vous deviez laisser une empreinte dans la culture congolaise, quelle serait-elle ?

R/ L’empreinte que je laisserai serait d’une artiste qui a uni les racines congolaises à l’innovation mondiale. Et celle qui a donné une voix aux sans-voix.

Mot de la fin

Un mot pour celles et ceux qui vous suivent et quelle est votre devise ?

R/ Merci de marcher avec moi. Ensemble, on transforme la douleur en lumière. Et mon devise est : “L’art est une arme de vérité et de liberté.

Un interview réalisée par Bénédicte Nzazi.

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