Tragédie au Ghana : Modeste Bahati Lukwebo, une présence qui honore l’Afrique endeuillée

C’est une onde de choc qui traverse le Ghana. Le mercredi 6 août, un hélicoptère militaire s’est écrasé, causant la mort de huit personnes, parmi lesquelles le Ministre de la Défense et celui de l’Environnement. Ce drame a résonné bien au-delà des frontières nationales, touchant profondément le cœur du continent africain.

À l’occasion du Sommet des partis politiques africains tenu à Accra, le Professeur Modeste Bahati Lukwebo, Deuxième Vice-président du Sénat congolais et Président national statutaire de l’AFDC, a tenu à exprimer sa solidarité en se rendant personnellement auprès du Président ghanéen, John Dramani Mahama. Ce geste, empreint de respect et de compassion, s’est accompagné de paroles fortes : « La douleur d’un pays africain est la douleur de toute l’Afrique ».

Une démarche qui dépasse les usages

Loin d’un simple acte protocolaire, cette visite traduit une conviction profonde : celle que l’unité africaine se forge aussi dans les moments de peine. En allant à la rencontre d’un peuple endeuillé, Modeste Bahati Lukwebo a incarné une politique fondée sur l’humain, où la solidarité l’emporte sur les honneurs.

Ce comportement illustre une conception du leadership fondée sur la présence et l’empathie. Dans cette période de deuil, il a su incarner les valeurs essentielles du panafricanisme : fraternité, compassion et engagement.

Une pensée panafricaine assumée

Porté par l’héritage de figures telles que Kwame Nkrumah et Patrice Emery Lumumba, Modeste Bahati Lukwebo milite depuis longtemps pour une Afrique plus intégrée, plus solidaire et résolument tournée vers l’avenir. Sa participation au sommet d’Accra, dans un contexte aussi douloureux, confirme son attachement aux grandes causes continentales : paix, sécurité, développement et écologie.

Une présence qui parle plus que les mots

Au-delà de ses fonctions en République démocratique du Congo, il incarne une diplomatie de proximité, attentive aux souffrances et aux besoins des peuples. Sa présence à Accra, en pleine tragédie, est un témoignage fort : celui d’un homme convaincu que l’Afrique ne peut progresser que par la solidarité active.

À travers ce geste, c’est une vision du leadership qui se dessine. Et peut-être, dans cette main tendue au Ghana meurtri, l’Afrique a-t-elle entrevu l’essence même du panafricanisme : une fraternité qui se manifeste dans l’épreuve, et une volonté commune de se relever ensemble.

Christian ILUNGA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *