Massacre de Komanda : la Reaction du Pape Léon XIV et de l’État congolais face à l’horreur

Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, Komanda, paisible cité du territoire d’Irumu en Ituri, a été plongée dans l’horreur. Des hommes armés, identifiés comme membres des ADF affiliés à l’État islamique, ont attaqué une veillée de prière dans la paroisse Bienheureuse-Anuarite, tuant au moins 43 civils, dont des femmes, des enfants et des fidèles catholiques. Ce massacre, d’une cruauté glaçante, a ravivé les douleurs d’une province déjà meurtrie par des années de violences.

Une attaque ciblée, un message de terreur

Les assaillants ont opéré avec une brutalité extrême : exécutions à l’arme blanche, incendies de maisons et de commerces, enlèvements de civils. Le lieu de culte est devenu un champ de mort. Ce carnage n’est pas un fait isolé, mais une démonstration de force des ADF, qui semblent vouloir rappeler leur capacité de nuisance malgré les opérations militaires en cours.

Réactions officielles : entre condamnation et engagement

Face à l’indignation nationale et internationale, le gouvernement congolais a réagi :

  • Il a condamné l’attaque comme « odieuse et lâche », affirmant qu’elle visait à semer la terreur et à détourner l’attention des opérations militaires en cours.
  • La Première ministre Judith Suminwa a exprimé ses condoléances et promis une prise en charge des victimes, tout en appelant la population à soutenir les FARDC.
  • Dans un message empreint de gravité, Le Pape Léon XIV a exprimé sa consternation et sa douleur suite au massacre des fidèles catholiques réunis en prière à Komanda.
  • Les FARDC, par la voix du colonel Jules Tshikudi, ont dénoncé une attaque de représailles et réaffirmé leur engagement à traquer les auteurs jusqu’à leur dernier retranchement.
  • La MONUSCO, de son côté, a renforcé ses patrouilles autour de Komanda, apporté un soutien médical aux blessés et organisé les inhumations. Les retombés d’une province en détresse.

L’attaque a provoqué un exode massif vers Bunia et Kisangani. Les déplacés, souvent sans abri ni vivres, survivent dans des conditions inhumaines. Les autorités locales et les acteurs humanitaires lancent un appel pressant à l’intervention du gouvernement et de la communauté internationale.

Une interpellation nationale

Ce massacre relance le débat sur l’efficacité de l’opération FARDC-UPDF « Shujaa », censée sécuriser l’Ituri depuis 2021. Malgré des efforts militaires, les ADF continuent de frapper. La population dénonce l’inaction, et les évêques catholiques appellent à une enquête sérieuse et à la mise en œuvre du Pacte social pour la paix.

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